Les “Jardins d’Abghour »

Lundi, 27 Décembre 2010 14:30

Au début, il y avait le nom à trouver, en fait cela a commencé par ça, le nom, la bonne appellation à trouver pour le projet de promotion immobilière,mes clients espagnols n’avaient rien en vue (ou en tête) ou mieux encore : ils ne voulaient pas s’en encombrer…..

Je me suis trouvé embarqué là-dedans en l’ayant -honnêtement- un peu cherché aussi !…et puis à Marrakech, c’est….très Français et francophone!!faut le dire….et les enseignes francisantes se sont banalisées au point ou toute nouvelle appellation aurait fondue dans le tas,…je me suis alors trituré l’esprit à essayer d’en trouver une….plus…du terroir! En arabe?…du déjà entendu,j’ai donc fais appel à un proche ami érudit et berbérophone, qui a prit note de mon “cahier des charges” : il fallait que le sens indique le paradis céleste, les jardins extraordinaires…spirituels etc…et ce fût un certain “Mohammed Rouicha*” chanteur et poète populaire berbère, ami de mon ami, qui baptisa le projet (en fait je ne sais même pas si aujourd’hui, il est au courant de la dimension de son assistance !)

Furent alors les “Jardins d’Abghour »!

J’avais voulu faire du concept, une rencontre entre l’Orient et le Maghreb et puis…comme à l’accoutumée, il y a eu les desiderata du client, maître d’ouvrage, qui tranchèrent…

Bon, je ne me suis tout de même pas ennuyé! mais j’aurais aimé faire mieux!

 » Mohamed Rouicha (né le 1er janvier 1950 à Khénifra – décédé le 17 janvier 2012 à Khénifra) est un chanteur berbère marocain spécialiste du Ouatar ou Loutar, un instrument de musique marocain apparenté à l’Oud plus rustique.Issu d’une famille modeste il quitte l’école « Dyour Chiouks » de Khénifra à l’âge de 11 ans. Il commence à jouer à Loutar en 1964, notamment dans des cercles traditionnels de musiciens. La même année, Rouicha se lance dans l’interprétation de la chanson traditionnelle berbère et produit déjà un premier disque en collaboration de la chaîne marocaine RTV.Mohamed Rouicha qui pose sa voix de manière chaleureuse, obtient progressivement une renommée dans son pays grâce à des titres tels que Ya lehbiba, bini w’binek darou lehdouden en langue tamazigh et arabe.Les thèmes des textes de Rouicha évoquent dans un style populaire purement traditionnel, l’amour, la nature, la justice (que ce soit dans le monde profane ou religieux), la politique, la vie et la mort.

En 2004, il se produit avec ses musiciens dans les ruines romaines de Volubilis dans le cadre du Festival de Fès des musiques sacrées du monde.En Juillet 2010, il est invité à chanter pour inaugurer le premier grand festival des Gorges de Tinghir qui a eu lieu le 28, 29 et 30 Juillet dans la commune de Tinghir (Province de Tinghir). Un rendez-vous qui lui tient très à cœur dans la mesure où sa mère est originaire de cette commune de plusieurs dizaines de milliers d’habitants. En effet, avant même de commencer à jouer « loutar » il n’oublie surtout pas de le rappeler avec cette phrase: « mimiss n’moulay Lahcen, mimiss n’lala Aicha iliss n’moulay Harafi oult tdoght. » littéralement traduit: » Fils de Moulay Lahcen, fils de Lala Aicha fille de Moulay Harafi originaire de Toudgha. » une phrase qui rappelle que l’artiste ne fait que revenir aux sources pour jouer dans la région dont sa mère est originaire à savoir la Vallée de Toudgha. Mohamed Rouicha est décédé , le mardi 17 Janvier 2012 suite à une détérioration fulgurante de son état de santé le matin de ce même jour et a succombé avant même son arrivée à l ‘hôpital « .