L’approche paysagère pour une sylviculture urbaine

L’approche paysagère pour une sylviculture urbaine

Au Maroc, les palmiers sont sacrés dans la culture populaire. Tantôt par superstition, tantôt sans raison définie, bien que tous les palmiers ne soient pas à fruits comestibles, ou alors, s’ils sont dattiers, ils ne sont pas plantés à la bonne latitude pour fructifier, et pourtant……ils demeurent sacrés (le thème de cette sacralité sera développé lors d’une prochaine occasion…..du coup, quand nous en rencontrons « en fin de carrière ou de spectacle  » sur des chantiers (sur la photo : le chantier de la gare ONCF de Rabat-Ville Janvier 2017), il est clair que le destin projeté de ces sujets sera une vente  (aux enchères ou directe) à des pépinières, alors que les résineux ou les feuillus auront pour sors…..le bûcher !

La question que nous posons : à quand une approche raisonnée d’exploitation de type sylvicole en milieu urbain : ces résineux et feuillus ayant une durée de vie « paysagère » connue et donc limitée  dans le temps. En outre, les bois varient d’une espèce à une autre. Du coup, l’approche paysagère peut ménager le besoin esthétique projeté avec les objectifs d’exploitation par essences d’arbres et donc par types de besoins en qualités de bois : ébénisterie, menuiserie, chauffe, cellulose,…..

Telle serait donc une approche paysagère à solutions intégrées qui conciliraient  les besoins en scénique avec ceux en matière première destinée à une multitude de transformations, de quoi être à l’origine de créations d’emplois voire de petites industries locales…..Telle était d’ailleurs l’approche visionnaire des planificateurs des villes « coloniales » il y a déjà près de 120 ans au Maroc.