Depuis un peu plus de 2 ans, au Maroc, un vent de sensibilisation vis-à-vis des questions environnementales souffle avec plus d'efficacité. Du coup, des actions politiques voient le jour sur le terrain et le nouveau plan du "Maroc Vert" prend sa place dans les différents discours des décideurs. Cela ne peut que booster et aider positivement à l'institutionnalisation de l'approche paysagère dans l'ensemble des concepts urbanistiques ou hôteliers...ainsi que dans le programme général des mises à niveau urbaines. Le travail du positionnement des concepteurs paysagistes dans ce network reste long et de très grande endurance, car souvent, les architectes et autres intervenants, continuent à se substituer à eux et bon nombre d'appels d'offres de réalisations paysagères ne sont toujours pas conçus par des paysagistes, mais bien par des fonctionnaires de l'administration ou encore par des architectes et des pépinièristes...c'est dire combien le concept paysager continue a être réduit à un choix de panel végétal. Côté pépinières, il y a de plus en plus d'infrastructures dédiées à la production en masse des arbres d'alignement et des palmiers. Beaucoup de pépinières spontanées poussent ça et là, la législation marocaine ne taxant pas et n'imposant pas les activités agricoles et horticoles créées et gérées par les personnes de nationalité marocaine, ce créneau reste en plein essor et n'a toujours pas le moyen de combler les besoins du pays en matière de plantes ornementales.
AMAP : L'Association Marocaine des Paysagistes
Lundi, 28 Février 2011 14:30 | | |
Créée lors de l'Assemblée générale constitutive le 17 décembre 2010 avec la participation de près d'une centaine des membres fondateurs, L'Association Marocaine des Paysagistes (AMAP) a officiellement inauguré ses activités le 22 février 2011.
Siégeant à l'Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II à Rabat, l'AMAP se donne pour l'objectif de :
Promouvoir le métier de paysagiste et défendre la profession ainsi que l’exercice du métier contre les pratiques non professionnelles ;
Contribuer à l’amélioration de la réglementation et intégrer les lois sur l’urbanisme dans l’exercice de la profession;
Maintenir et développer les liens avec les institutions de formation de paysagistes ;
Apporter le soutien aux élèves-paysagistes pendant leurs études ;
Aider les jeunes lauréats à l’insertion dans la vie professionnelle ;
Œuvrer pour l’instauration d’une fédération des métiers du paysage;
Promouvoir et organiser toute activité tendant au développement socio-économique du Maroc, au perfectionnement de l’expérience professionnelle de ses membres et à la formation des paysagistes au Maroc ;
Œuvrer à la diffusion de publications d’intérêt artistique, culturel, technique, économique, scientifique et social en relation avec la profession;
Participer au rayonnement du Maroc à l'étranger.
Le Commerce des Moules
Un beau matin de cet été 2011, sur la route côtière Rabat Skhirat, j'ai vu un Bus s'arrêter subitement sur le bord de la chaussée, dans une position biaisée tellement dangereuse pour les automobilistes qui roulent dans les deux sens....je pensais que le conducteur était pris d'un besoin pressant ou pire...….qu'un passager ai été pris d'un quelconque malaise qui nécessitait un arrêt urgent....que nenni !!! le bonhomme (le conducteur en l'occurrence) avait juste aperçu un vendeur de moules décortiquées sur le bord de la chaussée.....
Mais où sont-ils passés les palmiers de Marrakech?
Dimanche, 20 Février 2011 19:23 | | |
Lors de mes voyages à Bahrein, j'avais fais le triste constat de la disparition progressive des palmiers, les propriétaires terriens utilisaient toutes formes de stratagèmes "concentrés de produits phytosanitaires en arrosage, mazoutage des cuvettes d'arrosage etc..." pour faire périr les centaines de milliers de palmiers locaux, afin de préparer les terrains à toutes formes de spéculations foncières et mettre le gouvernement devant un état de fait !!
Quand je longe les routes du rural de Marrakech, je m'attriste encore une fois à voir combien les propriétaires terriens de nos contrées ne sont guère différents de ceux du Bahrein...les palmiers sont abandonnés à toutes sortes de maux, afin de laisser place à des terres stériles bonnes que pour les surenchères de l'immobilier.
Le boom immobilier, le mal du siècle qui mériterait moult dénonciations et mesures urgentes de recadrage, il ne cesse jour après jour d'appauvrir toute cette "race" d'hommes de la terre et participe activement au drainage des populations rurales vers des comportements migratoires contre-nature.